Chemins: Il n’y en a pas beaucoup des chemins justement ! En tout cas pas dans la partie sud que nous avons parcourue, très sauvage, peu visitée et plus humide également lorsque nous y étions. Un guide paraît donc nécessaire (on détaille plus loin !) mais vous serez presque seul.es pour découvrir cet endroit fabuleux, dans lequel on se sent explorateur au milieu de la forêt tropicale.
Contrastes: La végétation luxuriante sur les rouches rouges de fer, la fraîcheur des cascades et petites piscines naturelles parmi la chaleur suffocante et la sécheresse qui règne dans certaines parties de la Chapada. Paysages époustouflants, marches éprouvantes, détente dans l’eau fraîche au milieu d’un décor idyllique.
Comment choisir son itinéraire dans la Chapada Dimantina
Il y a deux parties principales dans la Chapada Diamantina. La plus connue est le Vale do Pati, dont la porte d’entrée principale est Vila do Capão (il est aussi possible de rejoindre le Vale do Pati depuis Lençois, cela prend juste plus de temps), et qui concentre le plus de monde. Quasiment tous les tours organisés se rendent dans le Vale do Pati et font le tour des mêmes point d’intérêt. Depuis Lençois, il est possible de rejoindre une partie de la Chapada moins connue et donc moins arpentée, au sud-ouest de Lençois en gros. C’est là que nous avons marché, et à moins de vouloir les mêmes photos instagram que tout le monde, cela ne vaut pas moins le coup, peut-être même au contraire ! C’est très sauvage, on est très seuls, et c’est une région encore plus humide, ce qui offre plus de chance d’avoir de l’eau même en cas de forte sécheresse (le Vale do Pati était sec lors de notre visite.)
Partir en solo ou avec un guide dans la Chapada Diamantina ?
En fait, il y a même trois réponse à cette question, voire quatre. Vous pouvez partir avec un groupe et un tour entièrement organisé. Vous ne vous occupez de rien, ce n’est pas forcément très cher, mais vous ne choisissez rien non plus, vous êtes avec pas mal de gens et vous rendez probablement dans les mêmes lieux que tout le monde. Vous l’aurez compris, ce n’est pas notre façon de faire. Néanmoins, si c’est ce dont vous avez envie, nous vous conseillons au moins de ne pas réserver en avance et de toruver votre bonheur une fois à Lençois, dans les auberges de jeunesse par exemple. Vous paierez sûrement moins cher et serez assurés d’une meilleure rétributions des guides notamment, plutôt que de donner de l’argent à une agence qui n’est peut-être même pas brésilienne. L’autre possibilité me direz-vous c’est de partir en solo. Nous ne le recommandons vraiment pas sur la Chapada, et pourtant c’est bien le seul trek de notre vie que nous ayons fait avec un guide. Comme vous pourrez le lire dans le Récit, il n’y a pas de chemin, et même sans parler de vous perdre, votre progression risque d’être très pénible. C’est le cas en tout cas dans la partie de la Chapada que nous avons visitée, peut-être les sentiers sont-ils plus repérables dans le Vale do Pati… L’option que nous avons choisie et que nous recommandons est de faire appel directement à un guide auprès de l’agence de guides (ACVL) par exemple (mettre un lien!). Ce sont des professionnels qui vous aideront à choisir un trajet sur mesure. Ils ont du matériel si vous désirez, peuvent se charger de la nourriture, mais dans notre cas comme nous avions tout et sommes habitués à nous faire à manger nous avons seulement payé le service du guide. Si vous vous débrouillez un peu en portugais vous pourrez échanger avec votre guide pendant le trajet, vous pouvez également payer un peu plus pour avoir un guide anglophone.
Comment se rendre dans la Chapada Dimantina
Pour rejoindre Lençois ce sont 6h de car depuis le terminal de bus de Salvador (en fonction du retard, prévoyez toujours un peu de marge.)
Où dormir et manger à Lençois, départ du trek pour la Chapada Diamantina
Nous avions posé notre tente au camping Lumiar pour la somme de ?? reais à l’époque (2023). Il y a une cuisine très OK, de même pour les sanitaires, plein d’herbe pour la tente, et, surtout, des manguiers qui donnent des fruits succulents ! Nous avons fait un restau à Lençois, en revenant de trek, malheureusement nous ne nous rappelons plus le nom, mais il était sur la petite place en plein centre, et nous avions notamment dégusté de la purée de manioc, banane plantain, et du cactus ! Autrement, nous vous conseillons vraiment d’acheter vos légumes et surtout vos fruits en fruteria, et pas en super marché. C’est moins cher et encore meilleurs !
Budget pour notre trek dans la Chapada Diamantina
Matériel pour un trek dans la Chapada Diamantina
Nous vous renvoyons à $notre page matériel$. Nous conseillons vraiment les t-shirts à manche longue de couleur claire ! Le soleil tape, même le guide avait des manches alors qu’il a une peau plus adaptée que la nôtre, en revanche en noir vous mourrez de chaud x) Ne partez pas sans aucune affaires chaudes, le soir il fait frais dans la Chapada ! 🙂 Si vous contractez un service de guide auprès de l’ACVL (l’asso de guides locaux) ils vous garderont des affaires sans coût supplémentaire.
Comme les applis gps n’ont pas tous les chemins, impossible de tracer notre tinéraire complet malheureusement. Sur la carte Komoot vous pouvez voir nos jours 3 et 4 pour vous faire une idée, les deux fichiers gpx donnent toute la partie de notre itinéraire faite sur chemins existants. Nous avons traversé du sud au nord le jour 2.
Chapada Diamantina partie 1 (fichier gpx)
Chapada Diamantina partie 2 (fichier gpx)
La montée est raide depuis le lieu-dit Remanso jusqu’à Poção, surtout avec la chaleur des tropiques. Comme partout dans la Chapada, aucune indication de chemin, ce qui ralentit sûrement pas mal la progression si l’on n’est pas accompagné.
De Poção jusqu’à la cachoeira do Mixila, pas de difficulté particulère sur le plan physique, par contre là encore nous sommes heureux d’être guidés tant nous devons changer régulièrement de rive. Pour rejoindre la rivière il faut traverser deux lacs à la nage, nous parcourons donc la dernière portion pieds nus et en maillots.
A Poção, ne manquez pas le plus grand bassin en contrebas de la petite cascade ! Il faut descendre précautionneusement quelques roches mais ça vaut vraiment le coup, d’autant plus qu’on à toutes les chances d’y être tout seul !




Après une nuit rendue peu reposante par une fête religieuse avec chants et pétards non loin du camping, nous nous levons à 6h30 pour retrouver notre guide à 7h30. Il s’agit d’éviter la chaleur au moins sur le début ! La veille nous avions compris qu’on nous amènerait en quad au départ du trek, mais visiblement mon portugais a montré ses limites, ce sont des motos taxis qui nous attendent, ce qui rendra le trajet assez compliqué pour Nolwenn, entre passage de rivière à gué et bancs de sables dans lesquels les chauffeurs avancent en mettant les pieds à terre ! Mais nous arrivons sains et saufs, attrapons quelques mangues qui traînent par terre avant d’affronter la montée.
Notre guide, José, trace devant, ce qui nous laisse aussi notre liberté et nous donne plus l’impression d’être juste tous les deux. La chaleur tape et l’humidité n’aide pas, en revanche les vues sont déjà très belles comme nous nous élevons, et nous admirons notamment une des rivières dans lesquelles les Galiperos cherchaient les diamants qu’ils vendaient ensuite à Salvador. Ce sont eux qui ont découvert les montagnes et aucune entreprise ne s’est finalement jamais implantée, permettant de garder une nature intacte et magique. Comme le dit José, aujourd’hui les diamants ce sont nous, les touristes, car il n’y a plus de vrai diamants depuis la fin du XXème siècle. Néanmoins, dans cette partie de la Chapada le tourisme est très discret, et nous ne voyons personne jusqu’à la pause déjeuner.
Nous atteignons Poção, notre le spot repas et camping, après avoir longé une rivière rendue rouge par le fer. Nous découvrons un enchaînement de petites piscines naturelles en cascade. Nous commençons par une baignade bien méritée pour nous rafraîchir avant de prendre notre déjeuner au bord de l’eau. Nous apprenons avec José que la Chapada en plus des nombreux oiseaux, insectes (dont de magnifiques libellules bleues et d’énormes abeilles) et plantes, abrite aussi des cobras, des tigres et des macaques. Et qu’il y a longtemps la mer était ici et que c’est elle qui a dessiné le magnifique paysage que nous admirons. Puis nous installons notre tente et laissons toutes nos affaires dedans sauf nos maillots, de l’eau et mon appareil.
Nous partons vers un canyon au fond duquel se trouve une chute d’eau, la Chachoeira do Mixila. Nous traversons de la forêt tropicale, passons de rocher en rocher le long du lit de la rivière… Sans José c’était mission quasi-impossible. Le lit de la rivière est rose et violet, la végétation luxuriante et les libellules bleues par dizaines, c’est magnifique. Nous finissons par rejoindre un premier lac encadré de hautes parois ocres. Nous enfilons nos maillots de bain et laissons toutes nos affaires pour continuer à la nage ! Nous traversons un premier puis un deuxième lac, tous deux bien froids, à chaque fois nous nous hissons hors de l’eau grâce à une corde. José nous montre un cobra sur un cailloux ! Puis nous parvenons à la cascade, tout au bout du canyon ! Magique. L’eau dévale la paroi sur toute sa largeur, chute d’eau blanche au milieu de la végétation tropicale, ciel bleu, lac au pied de la chute et soleil qui fait briller l’eau. Nous nous baignons dans le lac, prenons une douche sous la chute, puis passons derrière celle-ci, un très bel arc-en-ciel se reflète sur l’a chute’eau. Instants hors du temps.
Nous parcourons le chemin en sens retour et arrivons tôt au campement où nous ne sommes plus seul·es, mais ça reste très tranquille avec une dizaine de personnes en tout. Le guide nous montre une petite cascade en contrebas, avec un lac à ses pieds. Nous avons l’endroit pour nous, et ici l’eau est réchauffée par le soleil ! Lorsque la nuit tombe, nous prenons notre réchaud pour cuisiner le repas de ce soir : polenta et poivrons, très ok pour du camping ! Nous le mangeons sous un magnifique ciel étoilé avec le bruit de l’eau qui coule et des insectes qui gazouillent en fond. Puis il est bientôt l’heure d’aller nous coucher, nous partons à 6h demain pour profiter de la fraîcheur matinale.
Jour 2 : Poção – cachoeira Palmital
Les chemins ne sont pas tracés ni évidents, se fier au nombre de kilomètres ne sert pas à grand chose. A la cachoeira do Capivari une descente très raide permet de profiter d’un super spot de baignade !
La montée depuis la cachoeira do Capivari jusqu’à la cachoeira Palmital est très raide, et cette fois il n’y a même pas de sentier sur les applications GPS (ni maps.me ni Komoot en tout cas), je ne conseille vraiment pas de s’aventurer ici sans guide ! Des gens se sont déjà perdus par le passé.
Au campement de la cachoeira, on peut rejoindre la cascade (à sec lorsque nous y étions) en une quinzaine de minutes. Avec la chaleur pesante il fait très bon se baigner dans le lac !




Réveil à 5h ce matin, et départ une heure plus tard vers la cachoeira (chute) Capivari, que nous atteignons en une heure environ après l’avoir vue d’en haut. Petit bain matinal (il est 7h) qui fait du bien vu la chaleur, puis nous retrouvons le chemin et nos sacs que nous avions laissés en haut de la descente.
Après avoir marché un peu sur le sentier d’hier nous bifurquons pour descendre vers le lit du Rio Capivara. Descente pas évidente mais nous sommes récompensés par un bain dans la rivière. Pause pour reprendre des forces, nous mangeons une barre protéinée avant de repartir : José nous annonce 3h de montée et une de plus pour rejoindre le campement. Jolie grimpette en perspective…
Après un bref passage sur les rochers du lit du cours d’eau presque à sec, nous nous engageons dans une végétation luxuriante dans laquelle il faut se frayer un passage en plus de faire attention où l’on met les pieds. Il fait une chaleur et une humidité terribles d’autant plus que le soleil finit par sortir. Nous avançons assez péniblement, avec des pauses régulières pour nous hydrater. En revanche, à peine une heure après le début de la montée, José s’arrête… On est déjà arrivés !? Notre nous raconte qu’il n’a pas toujours des gens si habitués à marcher, ou en tout cas à marcher ailleurs que dans les sentiers de forêt communale… Il a déjà mis 11h à faire le trajet d’aujourd’hui, en devant porter les sacs des personnes à bout de force !
Une longue après-midi tranquille se profile donc, et nous faisons un tour dans un petit lac avant de manger. La cascade qui s’y déverse habituellement est à sac, mais nous profitons quand même de la baignade. Pendant le déjeuner nous observons de très beaux colibris ! Puis nous retournons passer l’après-midi au bord de la fraîcheur relative du lac. En soirée nous profiterons encore d’un beau ciel étoilé, avant de nous coucher tôt, comme d’habitude ^^
Jour 3 : Palmital – Cachoeira da Fumaça – Palmital
Vu les allers-retours d’un côté et de l’autre de la rivière que nous avons fait, la distance est sûrement largement sous-estimée ! A nouveau, les kilomètres ne veulent pas dire grand chose. Le spot de baignade au bas de la descente depuis le campement, nommé cachoeira da Capivara, est vraiment sublime ! Le chemin le long de la rivière, jusqu’à bifurquer dans la forêt direction la cascade de Fumaça est éprouvant car on saute principalement de roche en roche à cause de la végétation foisonnante.
Le sentier dans la forêt était inexistant ou presque, mais ce n’est pas mieux pendant la période humide apparemment car l’eau rend le passage impossible. On rejoint la fameuse cachoiera da Fumaça mais par en-bas quand la masse de touriste s’amasse en haut.
Oui je me répète, mais quand même : sur le retour notre guide s’est perdu car la sécheresse avait beaucoup changé le décors, et nous avons fait un large détour avant de rejoindre notre campement avec la nuit !





Départ à 7h ce matin, et comme nous revenons au même campement nous laissons la tente et ne prenons qu’un seul sac avec à manger, de l’eau et nos maillots. Nous descendons d’abord une pente bien raide pour retrouver le rio Fumaça qui s’écoule dans la vallée. Nous rejoignons rapidement une magnifique piscine entourée par de hautes falaises et dans laquelle se déversent deux belles cascades. La Cachoeira da Capivara. C’est le lieu parfait pour une petite baignade matinale, alors qu’il fait déjà très chaud !
En sortant de l’eau nous manquons marcher sur un cobra, qui profitait lui aussi de la fraîcheur ‘^^ Nous longeons
ensuite la rivière sur un chemin très tranquille entre rochers et forêt avec de superbes vues sur les montagnes qui nous surplombent. Nous arrivons à un deuxième lieu de baignade, moins agréable que le précédent mais avec une vue incroyable. Puis direction la Cachoeira Fumaça, que nous atteignons en une bonne heure et demie à travers la forêt bien encombrée, dans laquelle nous apercevons un iguane et la queue d’un macaque.
Le cirque formé par la cascade est impressionant, mais pas de cascade (on était prévenus) et même pas de lac à ses pieds. C’est sec, José est très surpris. Entre le réchauffement climatique et El Niño, la saison sèche est très sèche cette année au Brésil… Nous sommes d’autant plus contents d’être venu dans cette partie de la Chapada et de ne pas avoir visité le vale do Pati. En revanche, nous n’avons plus d’eau… Nous mangeons donc en vitesse pour repartir et retrouver de l’eau.
Nous nous rafraîchissons à la même cascade que le matin, puis repartons, d’attaque pour la montée raide vers le campement. Malheureusement, avec la sécheresse, José se perd ! Il pense déjà retourner chercher le chemin du bas en suivant la rivière à sec, mais nous finissons par nous retrouver avec l’aide d’un GPS… ouf, gros détour évité ! Nous arrivons avec la nuit mais faisons encore un rapide aller-retour vers la piscine pour nous laver et nous rafraîchir. ^^


Jour 4 : Palmital – Lençois
Départ sur le même sentier que deux jours plus tôt, puis nous sommes allés crapahuter dans la montagne. Sentiers très peu visibles, après un très beau point de vue sur la Chapada, descente jusqu’à un petit ruisseau puis encore un peu de montée au milieu d’une végétation très éparse, ça tape ! Enfin, descente pas si facile jusqu’au Riberão.
Le Riberão ce sont de chouettes petites piscines et un tobogan entièrement naturel dans la roche ! Nous revoyons des gens pour la première fois en un peu plus de 24h, mais c’est loin d’être bondé ! Enfin pour rentrer à Lençois c’est un joli sentier très facile. Ca fait du bien de pouvoir marcher sans se demander où poser ses pieds !




Dernière journée de trek aujourd’hui, et comme nous marchons bien et que l’étape n’est pas très longue, José décide que partir à 7h suffit. Nous nous levons quand même à 5 pour avoir le temps de tout ranger nos affaires, la veille avec l’arrivée tardive nous avons un peu tout laissé en vrac.
Nous partons sur le chemin d’il y a deux jours, mais bien vite nous bifurquons vers le haut de la montagne. Un peu de montée raide dans la végétation luxuriante, la chaleur et l’humidité (il a plu cette nuit et pour la deuxième fois nous nous sommes levés en catastrophe pour mettre la surtente), mais nous commençons à nous habituer mine de rien, et nous ne forçons pas le rythme. Nous parvenons au sommet (le mirante Capivari) d’où une superbe vue sur les montagnes de la Chapada s’offre à nous. Nous voyons également le canyon dans lequel nous avons marché les deux premiers jours, et apercevons même la cascade Capivari.
Après avoir profité de la vue nous repartons le long de la montagne, et descendons tranquillement jusqu’au cours d’un petit ruisseau. La forêt est toujours très vierge et tropicale. Après la descente il faut remonter un peu sur la prochaine montagne. Les paysages changent très vites, nous retournons vers du bien plus sec, des cactus qui semblent malheureusement frappés d’une maladie, sortent de la roche autour de nous. Nous apercevons pour la première fois depuis quatre jour Lençois de loin, dans une vallée.
Après une pause nous entreprenons la descente qui nous mène sans grande difficulté et à travers un paysage assez aride vers le riberão do meio, notre dernière étape. Là nous découvrons une série de piscines naturelles et même un toboggan naturel ! Bon vu qu’on n’a pas beaucoup de graisse ça fait un peu mal de descendre à toute vitesse à même la roche quand même… Nous profitons de l’eau tiède, du décors idyllique pour manger et passer deux trois heures de détente bien méritées ! Puis c’est le retour vers Lençois qui tient de la promenade de santé : trois kilomètres sur un sentier si large qu’on peut marcher à deux de front, en terre battue et à l’ombre. Pour la première fois depuis quatre jours, José ne marche pas plus vite que nous x)


